FC Chabossiere


Histoire

Histoire

 

La génèse

Les jeunes espagnols, issus de l'immigration de 1917 à 1919 ont créé le CFC (Chabossière Football Club) dès 1931 afin d'éviter le désœuvrement du Dimanche. La plupart, au tempérament sanguin, avait une attirance marquée pour le ballon rond. On les rencontrait souvent sur le terrain vague (là où est construite l’église). Parmi ces jeunes, aspirant à se défouler, l’un deux, PEDRO GOMEZ, surnommé« El Rey de las cartas » (le roi des cartes), né en Argentine de parents espagnols, eut l’idée de former une équipe. Comme la colonie espagnole comptait environ 300 personnes, il fut aisé de faire une sélection parmi les nombreux volontaires pour avoir l’effectif requis.

C’est ainsi que le C.F.C est né,  appelé à l’origine « SOCIEDAD DEPORTIVA ESPANOLA » (Société Sportive Espagnole), association déclarée à la sous-préfecture de St Nazaire en 1931 ; N’ayant pas d’équipements, l’équipe joua sous les couleurs du maillot rayé rouge et vert de l’U.S.B.I. qui l'avait prit sous sa protection.

Tout alla très bien pendant deux saisons jusqu’au jour où l’U.S.B.I. voulut prendre des joueurs du CFC pour consolider son équipe. La rupture fût alors définitive et le C.F.C. vit le jour en 1931. Les couleurs des maillots restèrent « rouge et vert » jusqu’en 1933 pour passer ensuite sous "coloration" espagnole ( Violet et Rouge) qui deviendront les couleurs officielles et historiques du CFC 

Ayant terminé la saison 1932-33 triomphalement comme « champion de l’Ouest » dans sa série, le C.F.C.devenu nouvelle équipe dût rejouer en 3eme série pour essayer de reconquérir son classement. En 1933, l’équipe était alors uniquement composée d’Espagnols qui avaient la volonté de vaincre. On assista à des scènes d’entraides formidables. Les vieux espagnols, qui avaient à cœur de soutenir leurs compatriotes, n’hésitaient pas à aller remplacer les joueurs qui travaillaient à l’usine de façon à leur permettre quelques heures de récupération et de repos. Quand les joueurs finissaient à six heures du matin, les vieux supporter allaient prendre la relève dès deux heures. A l’époque, le « FOOT » était le sport favori et chacun fit de son mieux pour aider l’équipe. Il fallut trouver des fonds, équiper le terrain : poteaux, piquets, filets …

Les réglements de la FFF stipulaient à l'époque que, l'équipe étant d'origine espagnole, il fallait intégrer 3 français. Ces 3 nouveaux joueurs furent admis vers 1934-35 et l’équipe, forte de sa renommée, continua ses succès. En 1935-36, elle finit première de son groupe et joua les barrages pour le titre de « Champion de District ». Les déplacements sont intéressants mais onéreux quand on joue jusque dans la Sarthe !!

Pour ne pas avoir de litiges au sujet des buts marqués, il est décidé d’avoir des filets réglementaires qui reviennent à …105F et sont fournis par une maison de LORIENT. Comme le club n’est pas riche, ce sont les joueurs qui en font l’acquisition.

Vers 1936-37, le C.F.C. fut touché par le départ de quelques joueurs.espagnols qui allèrent combattre dans leur pays d'origine. A la même époque, ses avants français durent aller faire leur service militaire. Privée de ses meilleurs éléments, l’équipe ne connut pas les succès habituels et dût redescendre en 2eme série. Il en fut ainsi jusqu’en 1939, date du déclenchement de la seconde guerre mondiale. 

Les bons éléments du C.F.C. furent convoités par l’U.S.B.I.. Il fallait attendre l’adhésion de nouveaux joueurs et la volonté de deux dirigeants, MM BERNARD et LOBO pour que l’équipe, après avoir connu des variations de classement, remonte en1ère série.

De nouveaux ennuis furent réservés aux dirigeants des équipes : le terrain de football dût être libéré pour qu’on puisse édifier l’église St Eloi. Heureusement, à la même époque, le terrain du BOSSIS CORBARDIERE appartenant à M. Alexandre TURPIN se trouva libre. Bien situé sur la route principale, à proximité du carrefour (à l'emplacement actuel du SUPER U ) , il fût d’emblée adopté. Baptisé « Stade de LEMARIE », en souvenir d’un camarade mort accidentellement au travail, il connut la vogue pendant vingt années.

Ce n'est qu'à partir des années 1970 que le CFCOS ( devenu omnisport avec section Athlé, Rugby...) a investit le stade Léo Lagrange actuel. Ce complexe fût le théâtre de nouveaux exploits des SENIORS qui accédérent dans les années 80 en DSR, actuelle R1( sous la responsabilité de Carlos ROIG Entraîneur et Bernard LE BIHAN président ) et pour passer les années 1990 et 2000 en Niveau LIGUE ( PH, actuelle R3 ) ;L'exploit de cette équipe fût d'atteindre en 1998 le 7ème Tour de Coupe de France, éliminée par une CFA, actuelle N2 ( 1/2 contre Joué les Tours ) lors d'un match mémorable joué devant plus de 3000 personnes au Stade Marcel Saupin, berceau du glorieux FC NANTES.Les saisons 2003 à aujourd'hui se dérouleront au plus haut niveau départemental avec en point d'orgue la victoire en 2018 de la 50ème Coupe de District (Capitaine : Jimmy PELISSON, Entraîneur : Philippe CONSTANTIN et Président : Stéphane CHEVALIER) 

De Pédro à José Marquez ou l'histoire de l'emblème du Club

Pédro Marquez fut le premier entraîneur de la nouvelle équipe du CFC et eut l'honneur de choisir les couleurs du club en 1933 : Rouge et Violet, en hommage à l'équipe de Barcelone, la ville dont il était originaire. Avec le temps, les joueurs de la Chabossière ou Calbossiens héritèrent du surnom familier de "Chabossus". 

En fin de saison 1966, l'équipe première accéda à la promotion d'honneur et un jeune et talentueux joueur et caricaturiste, José Marquez (neveu de Pédro), croqua l'ensemble des promotionnaires. Mr Girard lui demanda alors de rajouter un "chat bossu" qui deviendrait l'emblème du club; ce qu'il fit aussitôt, sur l'épaule d'un joueur, Michel Ardouin. 

L'idée fit son chemin, et après le départ de José, Mr Girard, n'ayant plus de dessinateur, réalisa une maquette à partir d'un chat découpé dans un emballage d'oranges d'Espagne, posé sur un ballon de football, le tout sur un fond de bandes verticales rouge et violet. Les auto-collants furent confectionnés en 1967 par l'imprimerie Ricordeau, alors située dans le bourg de Coueron.